En 2011, La Poste perdait son monopole

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Le saviez-vous ?
Après le transport aérien en 1997, l'électricité et le gaz en 2007, le marché du courrier a été ouvert à la concurrence en 2011

C'est bien le coeur du problème ; l'ouverture à la concurrence n'a que peu ou pas changé le service postal français. 

Chronologie de la fin d’un monopole  

Le 1er Janvier 2011, La Poste a perdu son dernier monopole, celui de la distribution du courrier de moins de 50 grammes. Cette décision d’ouvrir le marché à la concurrence ne date pas d’hier. Dès 1997, des directives européennes annonçaient une ouverture progressive du service postal. En 2008, la dernière des 3 directives postales européenne a été adoptée, et mise en application en 2011. 

Cette ouverture à la concurrence aurait dû voir naitre des alternatives à La Poste, proposant de meilleurs tarifs postaux et des services plus performants. Il y a bien de nouvelles solutions postales, mais ces services proposent soit des envois internationaux, soit régionaux. Personne ne tente une concurrence directe avec l’opérateur historique, et pour cause.  

Un marché peu attractif

Selon son dernier rapport, l’ARCEP annonce une baisse de 5,8% du volume de plis de moins de 2 Kg entre 2012 et 2013. Cette tendance s’accentue et n’a pas pour vocation de s’inverser.

 Face à internet, le pli physique accuse le coup. Il est donc compréhensible que les potentiels acteurs privés soient frileux à l’idée de se lancer sur ce marché. Cependant, le volume de recommandés envoyés reste stable.

Le fait d’être sur un marché en difficulté n’est pas le seul facteur, personne n’ose se lancer dans une concurrence frontale avec La Poste. 

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La Poste fait peur

On dénombre aujourd’hui une trentaine de sociétés privées qui ont reçu l’autorisation de l’ARCEP. Comme nous le disions plus haut, aucune ne s’est lancée dans une distribution à l’échelle nationale.

De plus, La Poste a anticipé cette ouverture à la concurrence : devenue société anonyme en 2010, elle a élevé sont capital de 2,7 milliards d’euros. Forte de ses 140 000 boites aux lettres, ses 17 000 bureaux de poste, et ses 260 000 postiers, sa couverture nationale est difficilement égalable par un nouvel acteur. Tous ces facteurs font que, même si officiellement La Poste n’a plus le monopole du service postal, dans la pratique peu de choses ont changé. 

Il reste cependant des possibilités pour les nouveaux acteurs d'obtenir des parts de marché.

 

Le marché du recommandé

Il serait trop ambitieux de se lancer dans une distribution nationale du courrier classique. Mais pourquoi ne pas se pencher sur le recommandé ? C’est en effet une « niche » qui représente plus d’un milliard d’euros par an, et il n’est pas impossible de concurrencer La Poste sur ce terrain…

L’ère numérique nous amène à penser que la fin du courrier physique est irrémédiable et imminente, alors que sous un certain angle, elle permet au service postal de se réinventer. Plus précisément, la géolocalisation, la dématérialisation, ainsi que les smartphones sont des outils utilisables pour fournir une qualité de service bien supérieure.

En résumé, non, La Poste n’est plus le seul acteur, mais elle n’en reste pas moins très largement majoritaire. Il y a pourtant des alternatives qui peuvent être plus avantageuses, tant en termes de coûts que de services …  

 

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